07/11/2009

Face à face

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Celui qui n'ose pas regarder le soleil en face ne sera jamais une étoile.

William Blake

01/01/2009

Bonne année !



Bonne Année à toutes les choses,
Le monde, la mer, les forêts.
Bonne Année à toutes les roses,
Que l'hiver prépare en secret.
Bonne Année à tous ceux qui m'aiment,
Et qui le disent ici bas.
Et bonne Année aussi quand même,
A tous ceux qui ne m'aiment pas.

Rosemonde Gérard

Peinture : Odile de Schwilgué, "Dame Nature"

07/09/2008

Curiosité



Aller au cimetière, un jour de soleil et de tranquillité intérieure. Voir que c’est un lieu de paix et de repos. Regarder la mort en face jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de
peur ni de douleur, mais juste une curiosité tranquille.
Vers où ? Vers quoi ?

Christophe André

Photo : Haleh Bryan

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08/03/2008

Murs murs...


podcast

Yann Tiersen "J'y suis jamais"





















D'autres pochoirs de Miss.Tic, ici

20:35 Publié dans Rêveries | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : Miss Tic

10/02/2008

Agir



Croire en quelque chose et ne pas le vivre, c'est malhonnête.

Gandhi

Photo : Kassandra

21:23 Publié dans Citations | Lien permanent | Commentaires (11)

24/01/2008

Respire



Mickey3D, "Respire"


Pour toi, pour moi, pour nous...

14/01/2008

Révision



Je repasse mes vers pour ne pas froisser le poète.

Photo : Lissa Hatcher

30/12/2007

Utopies



Nous allons porter les yeux au-delà de l’infamie, pour deviner un autre monde possible. Un autre monde où :

. l’air sera exempt de tout poison qui ne viendra pas des peurs humaines et des passions humaines ;

. dans les rues, les automobiles seront écrasées par les chiens ;

. les gens ne seront pas conduits par l’automobile, ni programmés par l’ordinateur, ni achetés par le supermarché, ni regardés par la télé ;

. le téléviseur cessera d’être le membre le plus important de la famille, et sera traité comme le fer à repasser ou la machine à laver ;

. les gens travailleront pour vivre au lieu de vivre pour travailler ;

. on introduira dans le code pénal le délit de stupidité, que commettent ceux qui vivent pour posséder ou pour gagner, au lieu de vivre tout simplement pour vivre, comme un oiseau chante sans savoir qu’il chante et comme un enfant joue sans savoir qu’il joue ;

. on n’emprisonnera plus les jeunes qui refusent de faire leur service militaire, mais ceux qui veulent le faire ;

. les économistes n’appelleront plus niveau de vie le niveau de consommation, et n’appelleront plus qualité de vie la quantité de choses ;

. les chefs de cuisine ne croiront pas que les langoustes adorent être bouillies vivantes ;

. les historiens ne croiront pas que les pays sont enchantés d’être envahis ;

. les politiciens ne croiront pas que les pauvres sont enchantés de se nourrir de promesses ;

. la solennité cessera de croire qu’elle est une vertu, et personne ne prendra au sérieux l’individu incapable de rire de lui-même ;

. la mort et l’argent perdront leurs pouvoirs magiques, et le décès ou la fortune ne feront pas d’une canaille un homme vertueux ;

. nul ne sera considéré comme un héros ou un imbécile parce qu’il fait ce qu’il croit juste au lieu de faire ce qui lui convient le mieux ;

. le monde ne sera plus en guerre contre les pauvres, mais contre la pauvreté, et l’industrie de l’armement n’aura plus d’autre solution que de se déclarer en faillite ;

. la nourriture ne sera pas une marchandise, ni la communication un commerce, parce que la nourriture et la communication sont des droits humains ;

. nul ne mourra de faim, car nul ne mourra d’indigestion ;

. les enfants de la rue ne seront plus traités comme s’ils étaient de l’ordure, car il n’y aura pas d’enfants de la rue ;
. les enfants riches ne seront plus traités comme s’ils étaient de l’argent, car il n’y aura pas d’enfants riches ;

. l’éducation ne sera pas le privilège de ceux qui peuvent la payer ;

. la police ne sera pas la malédiction de ceux qui ne peuvent l’acheter ;

. la justice et la liberté, sœurs siamoises condamnées à vivre séparées, seront à nouveau réunies, épaule contre épaule ;

. une femme noire sera présidente du Brésil et une autre femme, noire, présidente des Etats-Unis ; une Indienne gouvernera le Guatemala et une autre le Pérou ;

. en Argentine, les folles de la place de Mai – las locas de la plaza de Mayo – seront un exemple de santé mentale, car elles refusèrent d’oublier à l’époque de l’amnésie obligatoire ;

. Notre Sainte Mère l’Eglise corrigera les erreurs des Tables de Moïse, et le sixième commandement ordonnera de fêter le corps ;

. l’Èglise dictera aussi un autre commandement que Dieu avait oublié : « Tu aimeras la nature, dont tu fais partie » ;

. les déserts du monde et les déserts de l’âme seront reboisés ;

. les désespérés seront espérés et les égarés seront retrouvés, car ce sont eux qui se désespérèrent à force d’espérer et qui s’égarèrent à force de chercher ;

. nous serons les compatriotes et les contemporains de tous ceux qui voudront la justice et qui voudront la beauté, quels que soient l’endroit où ils seront nés et l’époque où ils auront vécu, sans accorder aucune importance aux frontières de la géographie ou du temps ;

. la perfection restera l’ennuyeux privilège des dieux, mais, dans ce monde fou et foutu, chaque nuit sera vécue comme si elle était la dernière et chaque jour comme s’il était le premier.


Eduardo Galeano

Photo : Haleh Bryan



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27/12/2007

Renvoie toutes tes peurs dans l'ombre...


podcast

Lili - U-Turn - AaRon

















Photos : B. Berenika

Texte de la chanson et traduction ici

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18/12/2007

Parole



Parle à la pierre dans sa langue
et la montagne à ta parole
dévalera dans la vallée.

Frédéric Mistral

Photo : Jerry Uelsmann

15/11/2007

Paris at Night



Trois allumettes, une par une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
et l’obscurité toute entière pour me rappeler tout cela.

Jacques Prévert

Photo : B. Berenika

08/11/2007

Vitesse



« Je te dépose quelque part ? » hurla t-il.
Mais j’étais déjà loin…

Photo : Ray Massey

01/11/2007

Confiance



Nous avons trop aimé les étoiles pour avoir peur de la nuit.

(Epitaphe sur la tombe de deux astronomes amateurs)



Situées dans le bras de Persée de notre Galaxie, la nébuleuse du Coeur (à droite) et celle de l'Âme (à gauche) sont deux nébuleuses brillantes, mais invisibles à l'oeil nu, dans une région de la Galaxie où l'on trouve beaucoup d'étoiles en formation. IC 1805 (la nébuleuse du Coeur) est parfois appelée « nébuleuse du Chien courant » à cause de sa ressemblance avec un chien lorsqu'on la regarde au télescope. IC1848 (la nébuleuse de l'Âme) est également appelée « nébuleuse du Fœtus ».

Ces deux nébuleuses brillent intensément dans la lumière rouge de l'hydrogène excité. Plusieurs jeunes amas ouverts d'étoiles peuplent l'image et sont visibles ci-dessus en bleu, notamment au centre des nébuleuses.

La lumière met environ 6000 ans pour nous parvenir de ces nébuleuses, qui couvrent ensemble environ 300 années-lumière. Des études d'étoiles et d'amas comme ceux découverts dans les nébuleuses du Coeur et de l'Âme ont permis de comprendre comment les étoiles massives se forment et affectent leur environnement.

24/10/2007

Arc en ciel



Le ciel a mis un ruban dans ses cheveux mouillés.

Photo : Andre Becker

00:05 Publié dans Chuchotements | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : arc en ciel

17/10/2007

Ce n'est pas d'amour que je me meurs



Ce n'est pas d'amour que je me meurs, je me meurs de toi.
Je meurs de toi, mon amour, de l'amour pour toi,
de l'urgence de ma peau pour ta peau,
de mon âme pour toi et de ma bouche
et de mon sale caractère quand tu n'y es pas.

Je meurs de toi et de moi, je meurs de nous deux,
de nous, de celui
qui est déchiré, morcelé,
je me meurs, je te meurs, nous en mourons.

Nous mourons dans ma chambre où je suis seul,
dans mon lit où tu n'es pas,
dans mon lit où mon bras est vide,
au cinéma et dans les parcs, dans les trams,
dans les lieux où mon épaule a les habitudes de ta tête
et ma main la tienne
et je te sais comme moi-même.

Nous mourons là où j'ai permis qu'il y ait de l'air
pour que tu sois hors de moi,
et là où l'air s'achève
quand je te revêts de ma peau
et nous nous connaissons en nous-mêmes, séparés du monde
heureuse, pénétrée, et bien sûr, interminable.

Nous mourons, nous le savons, les autres l'ignorent, mais nous nous mourons
tous les deux, maintenant, séparés,
l'un de l'autre, chaque jour,
à tomber dans des statues multiples,
dans des gestes que nous ne voyons pas,
dans nos mains qui ont besoin de nous.

Nous nous mourons, mon amour, je meurs dans ton ventre
que je ne mords ni n'embrasse,
entre tes cuisses si douces et vives,
dans ta chair sans fin, je meurs des masques,
des triangles obscurs et incessants.
Je me meurs de mon corps et de ton corps,
de notre mort, mon amour, je meurs, nous mourons.
Dans le puits de l'amour à toute heure,
inconsolable, en criant,
à l'intérieur de moi-même, je veux le dire, je t'appelle,
ceux qui naissent t'appellent, ceux qui viennent
d'avant nous, de toi, ceux qui viennent vers toi.
Nous nous mourons, mon amour, et nous ne faisons rien d'autre
que nous mourir encore plus, heure après heure,
et nous écrire et nous parler et nous mourir.

Jaime Sabines (Mexique)

Photo : Matthieu Spohn

00:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Jaime Sabines, amour