<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Reflets de Cristal - poemes_des_faiseurs_d_ailes</title> <description>Jusqu'au plus profond des désirs...          Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre (Cervantés)</description> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/poemes_des_faiseurs_d_ailes/</link> <lastBuildDate>Thu, 28 Aug 2008 01:04:59 -0500</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/03/06/presence-chaleureuse.html</guid> <title>Présence chaleureuse</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/03/06/presence-chaleureuse.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon,  6 Mar 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/22cielb.jpg border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je portais jadis une amulette&lt;br /&gt;
qui me protégeait des pinces de l’humanité.&lt;br /&gt;
Elle tenait à l’écart les phalanges des loups&lt;br /&gt;
qui m’encerclaient comme les fantômes de Gethsémanie.&lt;br /&gt;
Fantômes qui, même encore&lt;br /&gt;
font rejouer leurs mantras comme des conques.&lt;br /&gt;
Me tirant par la manche pour que je sorte&lt;br /&gt;
et que je me joigne à la tribu terrestre.&lt;br /&gt;
Pour révéler la vaste étendue de mon chagrin&lt;br /&gt;
comme des graines de peuplier dans le vent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant j’écoute et j’attends un signal.&lt;br /&gt;
Pour jeter un coup d’œil furtif à l’ambivalence&lt;br /&gt;
inscrite pour dire ce qui a été retenu sous verrous.&lt;br /&gt;
Tout a été disposé sous le fourreau du câble&lt;br /&gt;
qui nous connecte à la Culture.&lt;br /&gt;
Le simple brin noir qui nous dépeint à Dieu.&lt;br /&gt;
L’ADN qui ordonne notre image&lt;br /&gt;
et guide notre sélection naturelle de gènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y a-t-il des murmures de chansons, vacillant&lt;br /&gt;
dans le sombre et menaçant tonnerre ?&lt;br /&gt;
Y a-t-il vraiment un soleil derrière ce mur monotone de nuages&lt;br /&gt;
qui font résonner un milliard de marteaux de lumière ?&lt;br /&gt;
Il y a de petites dents plates, qui pleurent du venin.&lt;br /&gt;
Il y a une clémence inviolée dans les yeux des bourreaux,&lt;br /&gt;
quand leurs mains s’échinent à tuer.&lt;br /&gt;
Mais il n’y a pas d’explication pour les saints voyeurs&lt;br /&gt;
qui ne sont tristes qu’avec leurs yeux.&lt;br /&gt;
Il n’y a qu’un chemin à suivre&lt;br /&gt;
lorsque vous connectez votre main et votre œil&lt;br /&gt;
et que vous relâchez les fantômes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce poème est l’ombre de mon cœur&lt;br /&gt;
et mon cœur est l’ombre de mon esprit&lt;br /&gt;
lequel est l’ombre de mon âme&lt;br /&gt;
l’ombre de Dieu.&lt;br /&gt;
Dieu, l’ombre d’un amas inconnu, inimaginable d’intelligence&lt;br /&gt;
où les galaxies sont les cellules du corps universel.&lt;br /&gt;
Les ombres sont-elles connectées ?&lt;br /&gt;
Est-ce que cet amas vaste et inconnu peut atteindre ce poème&lt;br /&gt;
et assembler les mots qui font une jonction sacrée ?&lt;br /&gt;
C’est la raison pour laquelle j’écris.&lt;br /&gt;
Même si je ne peux dire que cette jonction ait jamais été trouvée&lt;br /&gt;
(du moins par moi).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est plus évident qu’une quelconque main profane&lt;br /&gt;
pâle de trop d’obscurité, me rejoigne et me jette son chagrin.&lt;br /&gt;
Quelques ombres moindres ou quelques fantômes&lt;br /&gt;
positionnent ma main en avant-poste isolé&lt;br /&gt;
pour proclamer quelques luminosités déplacées.&lt;br /&gt;
Les fantômes tendent l’oreille pour entendre&lt;br /&gt;
les chants lorsqu’ils murmurent.&lt;br /&gt;
Ils coordonnent avec des yeux scrutateurs.&lt;br /&gt;
Ils enlèvent la peau pour toucher la douceur du fruit.&lt;br /&gt;
Ils soudent les ombres en unité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai rêvé que j’avais trouvé une lettre de demande de rançon&lt;br /&gt;
écrite de la main de Dieu.&lt;br /&gt;
C’était écrit si petit que j’avais de la difficulté à lire son message,&lt;br /&gt;
elle disait : « Je tiens ton âme et tu ne la reverras pas vivante,&lt;br /&gt;
à moins que tu ne livres - en petits et anonymes poèmes -&lt;br /&gt;
la somme de tes chagrins. »&lt;br /&gt;
Alors j’écris, pendant que quelque chose d’inconnu&lt;br /&gt;
s’enroule autour de moi, résistant à ma main, bien qu’invisible.&lt;br /&gt;
Encore plus de fantômes de Gethsémanie qui honorent les chagrins&lt;br /&gt;
comme des confesseurs professionnels perdus dans leur désespoir.&lt;br /&gt;
Je peux toucher des fleurs de tournesol, grosses comme des rayons&lt;br /&gt;
de lune, mais je ne peux atteindre la somme de mes chagrins.&lt;br /&gt;
Il m’échappent comme les étoiles filantes qui tombent la nuit,&lt;br /&gt;
derrière ma fenêtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon âme doit être nerveuse.&lt;br /&gt;
La rançon doit être trop élevée&lt;br /&gt;
même pour un poète qui explore le filament noir de la Culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a quelques années, j’ai découvert une impression&lt;br /&gt;
- comme les anges faits dans la neige - laissée dans l’herbe haute&lt;br /&gt;
par quelque animal, peut-être un chevreuil ou un ours.&lt;br /&gt;
Lorsque je l’ai touché, j’ai ressenti la présence chaleureuse de la vie,&lt;br /&gt;
et non pas la froide radiation des cercles de la moisson.&lt;br /&gt;
Cette chaude énergie ne demeure que quelques instants&lt;br /&gt;
mais lorsqu’on la touche, elle dure pour toujours.&lt;br /&gt;
Et c’est là qu’est ma peur : que la somme de mes chagrins dure toujours&lt;br /&gt;
si je la touche, et même si mon âme me revient saine et sauve,&lt;br /&gt;
je me souviendrai de la froide radiation et non pas&lt;br /&gt;
de la présence chaleureuse de la vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, je pleure quand les enfants chantent&lt;br /&gt;
et j’enterre leur présence chaleureuse dans mon cœur.&lt;br /&gt;
Maintenant, je sens Dieu ajourné par la source d’ombres.&lt;br /&gt;
Maintenant, je sens qu’on tire sur ma bride,&lt;br /&gt;
me domptant comme un cheval sauvage devenu&lt;br /&gt;
soudainement soumis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne peux combattre les fantômes&lt;br /&gt;
ni les contrôler, ni les éloigner.&lt;br /&gt;
Ils m’aiguillonnent comme si un courant de lave&lt;br /&gt;
continuait dans l’air froid de la nuit&lt;br /&gt;
et n’arrêtait jamais son mouvement.&lt;br /&gt;
Ne cessait jamais sa recherche de l’endroit parfait pour devenir&lt;br /&gt;
une sculpture, une production anonyme d’un paysage gris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si jamais je trouve la somme de mes chagrins&lt;br /&gt;
j’espère que ce sera à la tour du pont, où je peux voir&lt;br /&gt;
les deux côtés avant de traverser.&lt;br /&gt;
Où je peux voir les falsifications comme un mirage craquant&lt;br /&gt;
et jeter ma bride.&lt;br /&gt;
Je devrai être sauvage quand j’y ferai face.&lt;br /&gt;
Je devrai regarder sa lumière innommable et dérouler&lt;br /&gt;
toutes les ombres entrelacées comme des poupées de papier&lt;br /&gt;
et découpées dans un multivers d’expériences.&lt;br /&gt;
Les laisser m’entourer et, en un chorus retentissant,&lt;br /&gt;
leur conférer leur épiphanie pour que je paye&lt;br /&gt;
la rançon et que je réclame mon âme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque tous mes chagrins seront rassemblés&lt;br /&gt;
dans un anneau intact, je les regarderai.&lt;br /&gt;
Derrière eux, il y a un deuxième anneau,&lt;br /&gt;
plus grand et beaucoup plus puissant.&lt;br /&gt;
C’est l’anneau de la présence chaleureuse de la vie&lt;br /&gt;
lorsque les chagrins ont passé sous la source des ombres&lt;br /&gt;
et se transforment comme les chrysalides ordinaires&lt;br /&gt;
qui portent les anges iridescents. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/27/apres.html</guid> <title>Après</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/27/apres.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon, 27 Feb 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/17sourire.jpg border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai relâché les gardes qui se tenaient à ma porte.&lt;br /&gt;
J’ai laissé les cellules se fracasser en suicide,&lt;br /&gt;
jusqu'à ce qu’elles me prennent.&lt;br /&gt;
S’il restait des histoires à conter, je les entendrais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière les chutes de panique canalisée&lt;br /&gt;
épandant leur orgueilleuse progéniture,&lt;br /&gt;
je peux rester caché dans le bruit.&lt;br /&gt;
Être invisible a ses bons côtés.&lt;br /&gt;
Cela garde visible la forme de vie durable&lt;br /&gt;
murmurant sous la méchanceté.&lt;br /&gt;
C’est vraiment la seule créature que je veux connaître,&lt;br /&gt;
avec de lumineuses manières de douce générosité,&lt;br /&gt;
qui souffre dans l’univers muet de l’oreille sourde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque je suis découvert - après que je sois parti - par le cœur&lt;br /&gt;
d’un étranger, dont la pointe n’a pas été émoussée par l’impersonnalité,&lt;br /&gt;
j’ouvrirai les yeux, enlèverai la peau, éveillerai le coma du cœur.&lt;br /&gt;
Je mettrai de côté les personnages costumés et redresserai l’hôte&lt;br /&gt;
pour que son image soit vue dans des miroirs que je dresse&lt;br /&gt;
avec des mots semés par Dieu.&lt;br /&gt;
Quand ces mots sont dits,&lt;br /&gt;
une autre oreille écoute de l’autre côté&lt;br /&gt;
envoyant un faisceau de compréhension comme les lasers&lt;br /&gt;
envoient leur lumière neutre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fosse commune du courage nous tient tous&lt;br /&gt;
dans le portail de la singularité,&lt;br /&gt;
le sentier Divin du recommencement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelquefois, si rarement, mots et images&lt;br /&gt;
envoient leur signification dans les cieux et conquièrent le temps.&lt;br /&gt;
Mais quand ils le font&lt;br /&gt;
ils deviennent l’abracadabra du moment sacré.&lt;br /&gt;
La pantomime du désir le plus profond de l’audience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après, l’improbable paupière s’entrouvre,&lt;br /&gt;
la peau s’étiole,&lt;br /&gt;
et l’œil héroïque se réveille et demeure alerte.&lt;br /&gt;
Après, les mots mangent la chair et laissent&lt;br /&gt;
derrière l’amertume indigeste.&lt;br /&gt;
Le cadavre émotionnel mue,&lt;br /&gt;
une solitude insoluble.&lt;br /&gt;
Le moule de la séparation. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/20/cercle.html</guid> <title>Cercle</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/20/cercle.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon, 20 Feb 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/cercle320.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai trouvé le miroir ancien&lt;br /&gt;
qui me guide.&lt;br /&gt;
J’ai vu ses yeux impitoyables&lt;br /&gt;
qui regardent sans cesse,&lt;br /&gt;
creusant leur chemin vers la couronne que je porte.&lt;br /&gt;
J’ai ressenti le feu sacré&lt;br /&gt;
tel un cocon embrasé&lt;br /&gt;
qui n’offre aucun jugement&lt;br /&gt;
parmi son pouvoir répandu.&lt;br /&gt;
J’ai ressenti l’innocente lumière.&lt;br /&gt;
Claire, planant sur la terre natale&lt;br /&gt;
où nous sommes nés, séparés&lt;br /&gt;
à partir d’un ordre unique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai touché les yeux doux&lt;br /&gt;
qui me survivent.&lt;br /&gt;
L’immense patience sur mon front.&lt;br /&gt;
J’ai offert toute ma sagesse terrestre&lt;br /&gt;
pour les symptômes de sa langue ;&lt;br /&gt;
pour jeter sa semence dans les champs que je laboure.&lt;br /&gt;
J’ai vu le sentier du destin&lt;br /&gt;
rassembler son troupeau&lt;br /&gt;
pour le voyage vers des espaces infinis.&lt;br /&gt;
J’ai observé des avenirs tomber, les yeux clos&lt;br /&gt;
et les larmes dévorantes d’endroits déchirés.&lt;br /&gt;
J’ai vu la Tribu de la Lumière&lt;br /&gt;
replacer la montre dans la poche noire&lt;br /&gt;
où se produisent toutes les divisions.&lt;br /&gt;
Où les herbes mettent à l’abri l’humble terre&lt;br /&gt;
de feux éteints, mais purs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai entendu les maîtres des maîtres parler&lt;br /&gt;
à chaque cellule de mon corps ;&lt;br /&gt;
traçant de nouveaux réseaux dans la chair&lt;br /&gt;
tel le bourreau tuant la peur.&lt;br /&gt;
J’ai observé les galaxies tourner&lt;br /&gt;
comme des roues étoilées qui spiralent vers la pensée&lt;br /&gt;
d’une vision sacrée.&lt;br /&gt;
J’ai senti mon esprit suivre&lt;br /&gt;
le son unique, qui est libre.&lt;br /&gt;
Je suis déjà disparu auparavant. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/13/choses-lumineuses.html</guid> <title>Choses lumineuses</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/13/choses-lumineuses.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon, 13 Feb 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/esprit.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des choses lumineuses, j’ai si peu d’expérience&lt;br /&gt;
que je me pense souvent petit.&lt;br /&gt;
Cependant, quand je pense à toi et à tes façons lumineuses,&lt;br /&gt;
mon être se gonfle d’espoir et de prières&lt;br /&gt;
que tu permettras aux flammes de croître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En grâce, nous sommes déchirés dans des mondes séparés&lt;br /&gt;
pour se retrouver encore et encore,&lt;br /&gt;
un millier de fois, dans l’attente de l’autre moitié.&lt;br /&gt;
De ne rêver de rien d’autre que de l’Union entre nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des choses lumineuses, je n’en ai gaspillé aucune&lt;br /&gt;
ni ne les ai retenues dans mon cœur, ni ne leur ai demandé&lt;br /&gt;
de se dissoudre en moi.&lt;br /&gt;
Mais quand je pense à toi, je ne désire que cela.&lt;br /&gt;
Et si tu dévêtais ton Soi et que tu l’observais t’observer,&lt;br /&gt;
tu me verrais aussi clairement que je te vois.&lt;br /&gt;
Non pas petit et sans valeur.&lt;br /&gt;
Sans peur de la peur.&lt;br /&gt;
Non pas incertain comme l’espace vide.&lt;br /&gt;
Mais lumineux comme la lumière blanche devant le prisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans mes pensées, je tiens ton cœur&lt;br /&gt;
sculptant le superflu&lt;br /&gt;
pour l’essence.&lt;br /&gt;
Et lorsque je la trouverai&lt;br /&gt;
je la tiendrai sur mon cœur et lui demanderai&lt;br /&gt;
de se dissoudre en moi.&lt;br /&gt;
Je connaîtrai les choses lumineuses&lt;br /&gt;
qui s’entrechoquent à travers le temps&lt;br /&gt;
nous apportant le désir non répertorié, insaisissable&lt;br /&gt;
dont nous n’avons jamais parlé.&lt;br /&gt;
Les mots ne sont pas assez curieux pour dire leurs noms.&lt;br /&gt;
L’amour seulement peut balayer leur identité&lt;br /&gt;
et je suis si parfaitement sans défense devant leur musique. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/06/un-autre-esprit-ouvert.html</guid> <title>Un autre esprit ouvert</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/02/06/un-autre-esprit-ouvert.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon,  6 Feb 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/8memoire.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait un feu où la fumée se rassemble&lt;br /&gt;
et danse comme des rivières sans écoulement&lt;br /&gt;
jusqu’aux vibrations des tambours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois j’aurais regardé à l’intérieur de la fumée&lt;br /&gt;
mais elle spirale et se couvre d’un manteau&lt;br /&gt;
si opaque que je ne pourrais que pleurer.&lt;br /&gt;
Cela devint le masque de sa consommation.&lt;br /&gt;
Le rêve de sa nouvelle vie.&lt;br /&gt;
La peau victorieuse change constamment&lt;br /&gt;
et dure toujours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a eu un feu la nuit dernière&lt;br /&gt;
proclamant les nouvelles d’un nouveau testament&lt;br /&gt;
qui boit les larmes, les mensonges, les mots abominables,&lt;br /&gt;
et même la peur profonde qui s’attarde sous le réversible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Normalement je pars lors de l’appel.&lt;br /&gt;
Pour moi, le froid brûle trop&lt;br /&gt;
comme une peau marchant, perdue dans un corps&lt;br /&gt;
dévoré par le temps.&lt;br /&gt;
Parfois, j’aurais rêvé que c’était vivant&lt;br /&gt;
et il aurait flambé - vibrant soleil -&lt;br /&gt;
plus durable qu’un tombeau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’époque du silence&lt;br /&gt;
il aurait parlé comme le codicille &lt;br /&gt;
d’un quelconque rêve sans paupière&lt;br /&gt;
que les mots n’auraient pu préserver.&lt;br /&gt;
« Le temps est venu de lever votre regard fixe&lt;br /&gt;
de l’éclat du feu et de projeter votre propre ombre. »&lt;br /&gt;
Les mots se répèteraient dans l’oubli comme les&lt;br /&gt;
étoiles perdues dans le frissonnement du soleil levant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ces flammes je vois ma consommation&lt;br /&gt;
bonne et juste.&lt;br /&gt;
Dans cette fumée&lt;br /&gt;
je suis stocké comme autant de bocaux&lt;br /&gt;
dans un placard à balais.&lt;br /&gt;
Attendant de fuir.&lt;br /&gt;
Attirant mes pieds à s’opposer au plancher.&lt;br /&gt;
Luttant à l’intérieur de ces bocaux scellés&lt;br /&gt;
afin d’atteindre la porte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les histoires s’échappent de la main de l’écrivain&lt;br /&gt;
et me poursuivent comme si je tenais seul leur vigile.&lt;br /&gt;
Leur âme.&lt;br /&gt;
Lorsqu’en fait ces histoires ne furent jamais dévoilées.&lt;br /&gt;
Ils n’ont jamais trouvé les mots pour les retenir&lt;br /&gt;
bien qu’ils essayent sans cesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les feux éblouissent la nature.&lt;br /&gt;
Ils investissent leur vie dans leur mort.&lt;br /&gt;
Mais la finalité commence toujours&lt;br /&gt;
par une autre finalité.&lt;br /&gt;
Et les rêves de l’indicible&lt;br /&gt;
poursuivent toujours une autre bouche,&lt;br /&gt;
une autre main,&lt;br /&gt;
un autre esprit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois je compte sur l’expression errante de l’espoir,&lt;br /&gt;
et lui demande d’apporter les flammes au plus profond&lt;br /&gt;
de mon cœur.&lt;br /&gt;
Pour brûler le sens clair d’un objectif.&lt;br /&gt;
Pour brûler la crevasse de l’imbécile&lt;br /&gt;
et m’enchâsser dans sa peau de fumée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois je m’offre à ces flammes &lt;br /&gt;
et je sais qu’elles écoutent.&lt;br /&gt;
Imaginant mon monde.&lt;br /&gt;
La réalité se fond autour de leurs parures&lt;br /&gt;
comme une tour de verre s’habille avec une coquille d’acier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois je sens que les flammes m’envoient&lt;br /&gt;
des mots, des notes, des sons.&lt;br /&gt;
L’enchantement.&lt;br /&gt;
Produits d’un autre genre.&lt;br /&gt;
Les frêles creusets de la terre brûlent si brillamment&lt;br /&gt;
qu’ils peuvent éblouir les créatures fantaisistes du soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et parfois, sans même y penser,&lt;br /&gt;
je jette un regard furtif sur ces flammes&lt;br /&gt;
lorsque la fumée se retire un instant.&lt;br /&gt;
Là, derrière le masque, se trouve mon futur.&lt;br /&gt;
Notre futur.&lt;br /&gt;
Le futur.&lt;br /&gt;
Le présent dans un autre monde.&lt;br /&gt;
Appelant une autre bouche,&lt;br /&gt;
une autre main,&lt;br /&gt;
un autre esprit ouvert. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/30/comme-le-chant-des-baleines.html</guid> <title>Comme le chant des baleines</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/30/comme-le-chant-des-baleines.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon, 30 Jan 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/7comprehension.jpg border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ta voix s’étire lorsqu’elle parle&lt;br /&gt;
comme la chaleur rayonnante au-dessus du sol désertique.&lt;br /&gt;
Elle attire mon cœur et je me retrouve&lt;br /&gt;
penché sur sa source,&lt;br /&gt;
comme si je savais qu’elle m’amènera&lt;br /&gt;
toujours où tu es.&lt;br /&gt;
Elle m’attire vers ton souffle - le stigmate qui&lt;br /&gt;
contient les mots de la maison.&lt;br /&gt;
Elle m’attire vers la couverture&lt;br /&gt;
dont tu enveloppes ton âme, que tu partages si volontairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu plongeais sous les eaux&lt;br /&gt;
où les baleines chantent leurs chansons&lt;br /&gt;
où les courants profonds emportent notre courage,&lt;br /&gt;
canaux libres des niveaux terrestres,&lt;br /&gt;
tu me trouverais là.&lt;br /&gt;
Écoutant la voix que j’entends en toi.&lt;br /&gt;
Nourrissant mon cœur dans les eaux d’aveuglement profond&lt;br /&gt;
où les courants existent&lt;br /&gt;
sans être conscients de ta présence ni de tes manières spirituelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelquefois, j’écoute si parfaitement&lt;br /&gt;
que j’entends ton souffle doux, former les mots&lt;br /&gt;
avant que tu ne les trouves.&lt;br /&gt;
Avant que tu ne les apportes de l’aveuglement profond de ton cœur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’aimerais pouvoir prendre ta main&lt;br /&gt;
et la laisser tenir mon cœur&lt;br /&gt;
pour que tu vois ce que je sais de toi.&lt;br /&gt;
Ainsi tu saurais&lt;br /&gt;
où nous vivons où nous sommes toujours.&lt;br /&gt;
Et tu pourrais tirer ta couverture de mots&lt;br /&gt;
sur nous et j’écouterais simplement&lt;br /&gt;
ta voix&lt;br /&gt;
qui honore les mots&lt;br /&gt;
comme le chant des baleines. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/23/de-cet-endroit.html</guid> <title>De cet endroit</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/23/de-cet-endroit.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon, 23 Jan 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/6priere.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son cœur courait&lt;br /&gt;
dans les régions sauvages des plaines désertes.&lt;br /&gt;
La terre gravée par le soleil dépourvu de nuages&lt;br /&gt;
et d’eau chantante.&lt;br /&gt;
Si elle écoute de près&lt;br /&gt;
sa main appellerait&lt;br /&gt;
et signalerait ses pensées sur son front.&lt;br /&gt;
Mais à cet endroit&lt;br /&gt;
elle ne pourrait seulement qu’offrir son bras au ciel&lt;br /&gt;
comme un arbre avec ses branches&lt;br /&gt;
et une fleur avec ses feuilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le bassin poussiéreux,&lt;br /&gt;
le silence s’assemble comme la fumée&lt;br /&gt;
éclaircissant l’esprit du scélérat.&lt;br /&gt;
L’infidèle de pensées.&lt;br /&gt;
Taches de feuilles jaunes et écorces blanches&lt;br /&gt;
pourraient être vues se cachant dans les piscines de vie&lt;br /&gt;
entourées par les flèches de pierre rouge.&lt;br /&gt;
Les monuments de sables rassemblés retenus ensemble&lt;br /&gt;
par une quelconque autre forme de vie.&lt;br /&gt;
Elle n’était pas certaine.&lt;br /&gt;
Peut-être qu’une vie est la même qu’une autre&lt;br /&gt;
seulement nommée de biais.&lt;br /&gt;
Rattrapé par-dessous&lt;br /&gt;
par une quelconque main invisible qui anime&lt;br /&gt;
même la plus froide pierre de cet endroit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un sourire émerge et se perche sur son visage&lt;br /&gt;
buvant les chemins clairs du soleil.&lt;br /&gt;
Elle pourrait transpercer&lt;br /&gt;
un million de milles d’air en un clin d’œil&lt;br /&gt;
et envoyer la fenêtre de sa chair&lt;br /&gt;
dans le ciel sans nuage.&lt;br /&gt;
Sur cet océan, un faucon navigue toujours plus près.&lt;br /&gt;
Elle surveille la petite tache argent&lt;br /&gt;
spiralée au-dessus rêvant à travers ses yeux.&lt;br /&gt;
Sentant les vents dorer ses ailes&lt;br /&gt;
dans le plus doux déploiement du temps.&lt;br /&gt;
Un arbre de pin a envoyé ses racines supérieures&lt;br /&gt;
profondément dans l’air pour pleurer sa douceur.&lt;br /&gt;
Elle est entrée,&lt;br /&gt;
planant parmi les branches&lt;br /&gt;
jusqu’à chaque aiguille dans leur producteur d’air.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si étrange de sentir en vol l’attraction de la terre,&lt;br /&gt;
mais elle connaissait bien l’antagonisme&lt;br /&gt;
dans la splendeur de cet endroit.&lt;br /&gt;
Elle savait qu’il était établi profondément,&lt;br /&gt;
hébergé comme la permanence de l’encre&lt;br /&gt;
dans son cœur à elle.&lt;br /&gt;
Sous la peau, le muscle, l’os&lt;br /&gt;
il a combattu le simple chemin.&lt;br /&gt;
Quelle folie l’appelle au loin ?&lt;br /&gt;
Quel rêve est plus puissant que cela ?&lt;br /&gt;
Quel cœur bat avec plus de pureté ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De cet endroit,&lt;br /&gt;
il est tellement difficile de savoir lequel est l’hôte&lt;br /&gt;
et lequel est l’invité.&lt;br /&gt;
Lequel est le bienvenu, lequel est à proscrire.&lt;br /&gt;
Lequel s’est retrouvé et lequel est perdu.&lt;br /&gt;
Lequel est profit, lequel est coût.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a donné ses prières&lt;br /&gt;
aux gens du ciel et a attendu un nuage -&lt;br /&gt;
son signal pour quitter.&lt;br /&gt;
Elle devrait retourner à la maison&lt;br /&gt;
avant que le crépuscule ne s’installe et que l’œil&lt;br /&gt;
doré cherche à percer le code noir.&lt;br /&gt;
En un simple souffle, elle retenait les anciennes voies&lt;br /&gt;
qui n’étaient jamais parties.&lt;br /&gt;
Elle les retourna vers l’extérieur&lt;br /&gt;
et ensuite vers l’intérieur.&lt;br /&gt;
Encore et encore.&lt;br /&gt;
Attendant son signe du ciel.&lt;br /&gt;
Si ce n’est pas un nuage…&lt;br /&gt;
alors peut-être une étoile filante.&lt;br /&gt;
(De toute façon, il faisait trop sombre pour les nuages).&lt;br /&gt;
Lorsque la première étoile jaillit, elle retint son souffle&lt;br /&gt;
apeurée de manquer son envol spectral.&lt;br /&gt;
Elle se demanda avec qui elle partagerait&lt;br /&gt;
sa lumière finale.&lt;br /&gt;
Quels autres yeux étaient divinement dirigés&lt;br /&gt;
vers ce moment sacré ?&lt;br /&gt;
Etait-ce ainsi leur signal de retour ?&lt;br /&gt;
Et qu’ont-ils trouvé&lt;br /&gt;
enseveli si profondément dans un murmure de lumière&lt;br /&gt;
que personne ne peut en parler ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle attendit avec des yeux solennels&lt;br /&gt;
que d’autres étoiles tombent,&lt;br /&gt;
pour gentiment la balayer&lt;br /&gt;
des aimants de cet endroit.&lt;br /&gt;
Si elle écoute sa main&lt;br /&gt;
elle laisserait un signe dans le sable fin afin qu’un autre&lt;br /&gt;
prenne sa place.&lt;br /&gt;
Il toucherait la terre&lt;br /&gt;
en l’honneur de sa grâce et de sa sagesse,&lt;br /&gt;
et deviendrait un arbre, une pierre, un faucon ou une fleur. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/16/un-jour.html</guid> <title>Un jour</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/16/un-jour.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon, 16 Jan 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/4coeur.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour,&lt;br /&gt;
hors de ce cocon de chair&lt;br /&gt;
je m’élèverai comme un oiseau doré aux ailes silencieuses&lt;br /&gt;
gracieux comme la fumée d’une flamme s’éteignant.&lt;br /&gt;
Je ne rêverai plus d’endroits&lt;br /&gt;
Caché - en secret dans les fentes du paradis&lt;br /&gt;
où les pieds ne laissent plus d’empreintes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour,&lt;br /&gt;
je marcherai dans les jardins tenant les mains&lt;br /&gt;
de ma création et du créateur.&lt;br /&gt;
Nous nous toucherons&lt;br /&gt;
comme les amoureux déchirés par la mort&lt;br /&gt;
pour dire au revoir.&lt;br /&gt;
Nous serons étendus dans les bras l’un de l’autre&lt;br /&gt;
jusqu’à ce que nous nous éveillions unis&lt;br /&gt;
invisibles aux autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour,&lt;br /&gt;
j’isolerai la partie de moi&lt;br /&gt;
qui est toujours présente.&lt;br /&gt;
Je danserai avec elle&lt;br /&gt;
comme le reflet de la lune sur l’eau.&lt;br /&gt;
Je la retiendrai pour moi dans une longue étreinte&lt;br /&gt;
qui bat la perfection&lt;br /&gt;
dans l’hymne du gardien des chants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour,&lt;br /&gt;
lorsque je me recroquevillerai en moi&lt;br /&gt;
je rêverai de toi&lt;br /&gt;
cet animal fait de peau et d’os.&lt;br /&gt;
Je soupirerai afin de connaître encore ta vie.&lt;br /&gt;
Je te rechercherai&lt;br /&gt;
comme tu me recherches maintenant.&lt;br /&gt;
Quelle magie !&lt;br /&gt;
Gloire à l’inspiration à l’inconnu !&lt;br /&gt;
Celui qui recherche toujours le soi&lt;br /&gt;
qui trompe les apparences.&lt;br /&gt;
Qui rêve lui-même éveillé et endormi.&lt;br /&gt;
Qui sait que les deux faces du canevas&lt;br /&gt;
sont peintes, attendant que les autres&lt;br /&gt;
se moulent à nouveau. </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/09/ecoute.html</guid> <title>Écoute</title> <link>http://refletsdecristal.blogspirit.com/archive/2006/01/09/ecoute.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Cristal)</author>   <category>Poèmes des Faiseurs d'Ailes</category>   <pubDate>Mon,  9 Jan 2006 00:05:00 -0600</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://refletsdecristal.blogspirit.com/images/grandformat/1magie280.jpg&quot; border=&quot;0&quot;&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je tends l’oreille à un son au-delà du son&lt;br /&gt;
qui avance majestueusement dans les noirceurs&lt;br /&gt;
de mes rêves,&lt;br /&gt;
chambres pénétrantes de lumière fossile&lt;br /&gt;
si anciennes qu’elles sont inondées par la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je tends l’oreille à un son au-delà de nous&lt;br /&gt;
qui traverse l’échelle invisible&lt;br /&gt;
de l’épine de la bibliothèque orphique.&lt;br /&gt;
Où les livres rebelles se réjouissent&lt;br /&gt;
de la lumière ininterrompue.&lt;br /&gt;
Imprimés en gris, de petits mots ayant la profondeur&lt;br /&gt;
des sables mouvants&lt;br /&gt;
enjolivés avec tant de soin qu’ils&lt;br /&gt;
rendent l’esprit fantôme, et Dieu,&lt;br /&gt;
un télescope retourné sur lui-même&lt;br /&gt;
rêvant de nous éveillés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des pensées jamais écloses m’entourent&lt;br /&gt;
comme une régate de navires sans équipage.&lt;br /&gt;
Comme un léopard, j’écoute,&lt;br /&gt;
renversant les corps en quarantaine&lt;br /&gt;
rendus malades par la mousson des cœurs tranquilles.&lt;br /&gt;
Il y a une certaine magie&lt;br /&gt;
dans les battements du cœur qui peuplent le son&lt;br /&gt;
que je cherche,&lt;br /&gt;
mais il est encore en dessous du battement&lt;br /&gt;
que je veux atteindre.&lt;br /&gt;
Au-dessous du son de toutes choses&lt;br /&gt;
blotti contre l’antenne de dépistage&lt;br /&gt;
qui tourne leurs têtes vers le son des étoiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je tends l’oreille à un son indemne,&lt;br /&gt;
si libre qu’il regarde droit avec la pureté de scruter&lt;br /&gt;
dans la noire folie du temps&lt;br /&gt;
semant des visions qui oscillent dans nos matrices,&lt;br /&gt;
portant des formes radieuses comme le substrat&lt;br /&gt;
de notre forme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque je regarde l’aiguille de la boussole&lt;br /&gt;
je vois une lame d’humilité&lt;br /&gt;
courbée vers une force attractive comme la pluie sauvage&lt;br /&gt;
dirigée vers les égaux fluviaux.&lt;br /&gt;
Courant sous la terre&lt;br /&gt;
dans les canaux cimentés qui tremblent,&lt;br /&gt;
riant de nous comme si nous étions perdus&lt;br /&gt;
dans le monde sans canal pour notre voyage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je tends l’oreille à un son&lt;br /&gt;
dans ta voix,&lt;br /&gt;
au-delà du terrain récuré de ta porte&lt;br /&gt;
où mon oreille écoute de l’autre côté.&lt;br /&gt;
Au-dessous de ton cœur où les mots sortent&lt;br /&gt;
maladroitement et la lumière consume la délicate&lt;br /&gt;
construction de vies mélangées.&lt;br /&gt;
Je peux seulement écouter le son que je sais être là,&lt;br /&gt;
scintillant dans cette situation imprononçable et apatride&lt;br /&gt;
extraite des membres si innocents&lt;br /&gt;
qu’ils réparent la chair des cœurs. </description>  </item>  </channel> </rss> 