09.12.2006
Naissance

Je vous le dis : Il faut porter encore en soi un chaos
pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante.
Friedrich Nietzsche
Située à environ 37 millions d'années-lumière de la Terre, dans la constellation des Chiens de Chasse, la galaxie du Tourbillon (M 51) est une spirale dont l'un des bras est relié à une seconde galaxie, plus petite. La structure de sa petite compagne est affectée par la collision : des panaches d'étoiles arrachées s'étendent de part et d'autre. Les images infrarouges montrent les structures étranges qui s'établissent entre les bras en spirale riches en poussières, et les ponts de poussières, de gaz et d'étoiles entre la galaxie et sa compagne (NCG 5195).
00:05 Publié dans Paroles d'étoiles | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Galaxie du Tourbillon, M51, étoile
































































































Commentaires
" elle avit des bagues à chaque doigt ..." le tourbillon de la vie .
Ecrit par : Cécile | 09.12.2006
Et quand dansent les étoiles, le coeur vibre :)
Ecrit par : pyrome | 09.12.2006
Reflets,
je suis désolé pour le n'importe quoi de certains commentaires passés, mais je suis en une sorte de guerre contre des "fachos" vraiment, et contre l'hébergeur qui lessoutient et qui est aussi le vôtre...
D'habitude, tu l'as vu, "Cristal", je suis plutôt poétique, mais là, je me fais traquer vraiment, et ce n'est pas cool !
richardvalendorf@yahoo.fr
(en espérant que cette stupide et simple histoire de "nom" et de "mail" passera...
PS : cela étant, ton blog est super sympa : il est une sorte de repos vraiment, de respiration pour se ressourcer - et toujours je me demande où tu vas trouver ces photos, et ces textes aussi = bref, certes le Mexique, mais justement, à Paris, comment avoir cette harmonie ?
Ecrit par : ARTHUR | 09.12.2006
Je vous le dis : Il faut porter encore en soi un chaos
pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante.
Friedrich Nietzsche
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Elle respire mal. Et puis très fort. Un énorme bouquet de lilas qui lui arrondit les bras. La tête enfouie, ployée. Elle a pris son souffle pour aller loin, tout au fond. Doucement elle pénètre jusqu’au coeur de sa brassée : là où il n’y a plus d’air, où il n’est plus question de respirer. Juste faire que sa peau reste sans trembler au contact des grains. Sans bouger. Sans caresser. Qu’ils soient à l’exacte frontière de sa chair. A peine pressés.
Ses yeux sont clos, mais elle se sait très blanche dans tout ce mauve. Elle voudrait l’immobilité, que tout se vide, pour qu’il n’y ait plus au monde que son visage contre ces fleurs. Un attouchement.
Mais elle tremble. Déjà l’air s’en va. Il lui faudrait faire en sorte que ses poumons se déploient en dehors comme une immense corolle et ne gardent d’elle que sa concentration : l’affleurement de tout son être, son corps, son histoire, à sa peau qui épouse les lilas.
Mais elle tremble. Ses bras se resserrent. Les grains glissent lentement et lui caressent le visage. Ces grains trop gros qu’il faudra bien qu’elle malmène. Ils glissent et roulent, ils s’écartent et reviennent, vibrants, lovés, aveugles et tout-puissants. Bientôt elle en a plein la bouche. Des grains violets et durs plein la bouche jusqu’à la gorge, jusqu’au ventre. Il n’y a plus d’air. Ses poumons sont plaqués à l’intérieur d’elle-même, ils poussent contre ses os, son sang, sa peau. Les voiles d’un bateau qui brûle. Ils veulent s’ouvrir, se refermer, s’ouvrir, se refermer.
Elle sait bien qu’il faudra qu’elle renverse la tête en arrière, pour que l’air arrive, que ses poumons se tendent, cambrés, déployés, et qu’elle s’ouvre et se referme, s’ouvre et se referme.
Mais elle attend encore, une seconde encore au sein des lilas qui sont en elle. Dévorante. Mangée. Dévorée.
A se presser contre eux, elle a crevé quelques grains, qui ont giclé quelque chose de sucré. Elle a pensé aux raisons de l’automne à venir. Alors seulement, elle a levé la tête, très loin à la lumière, pour que l’air l’embrase. Et elle s’est ouverte et refermée, ouverte et refermée.
Quand les gens attroupés devant la boutique du fleuriste l’ont aidée à se relever, elle a juste dit qu’elle avaitvoulu respirer le parfum des lilas. Et elle est partie, serrant le bouquet contre elle.
Ils l’ont regardée s’éloigner, ellesemblait couler, ou danser, ou brûler. Elle semblait s’épandre comme un parfum, un chant, une femme.
Ecrit par : ARTHUR | 09.12.2006
LOL !!!!
J'ai contourné l'hébergeur !
Je me plonge dans mes lilas...
Ecrit par : ARTHUR | 09.12.2006
Malgré quelques fautes de frappe, et puis déjà, d'autres idées qui germent en modification de ce qui vient d'être transmis
-mais c'est un texte toujours à remanier...
Je fus un adepte du peyotl et de la psylo et autres trucs "naturels" - datura, amanites tue-mouche,...- aussi, pas pour la défonce simplement, mais en expérience, aller plus loin, Castaneda d'une certaine façon
A 50 balais, je me suis "calmé", puisque je n'ai plus besoin désormais de cela -ou plus vraiment- pour "planer" comme on disait dans les années 70
PS : Shit, LSD, coca héro and co aussi... mais que de chimique et d'accroche = c'est comme le tabac et l'alcool > autant de saloperies !
Mais tant que le corps et l'esprit vont bien... Merci, tschimbé raid', fô pa mollir !
Ecrit par : ARTHUR | 09.12.2006
Si jamais des êtres intelligents vivent sur une planète avec vue sur ce spectacle, ils doivent avoir des nuits extraordinaires ;-)
Ecrit par : Henri | 10.12.2006
Je vous le dis
Depuis toujours
Fils et filles du chaos
La lumière vient de vous
Pour autant que jamais
Vous n’oubliez
Le chant de vos amours
Je vous le dis
Depuis toujours
La compassion est fille du jour
Qui apaise vos âmes
Tourmentées au seuil de vos nuits
Où vous ne savez reconnaître
Ces lieux qui vous virent
Naître et grandir
Je vous le dis
Depuis toujours
Levez les yeux
Vers la maison natale
Écoutez le chant des étoiles
Dont vous êtes pétris
Ecrit par : michelgonnet | 10.12.2006
"Je vous le dis : Il faut porter encore en soi un chaos
pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante."
Cette association nietzschienne de chaos et de d' étoile qui danse m' émeut au plus profond ...
Une véritable expression de vie, de liberté de vie et d' espoir ...
Un remède à vie pour tous les coups durs ...
Quelle force en ces quelques mots ...
Merci à vous, Cristal ... et Nietzsche ...
Ecrit par : kaïkan | 10.12.2006
Eh oui Cécile, tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas :)
Pyrome, oui, il danse à l'unisson :)
Merci de tout coeur pour tes mots, Arthur. Et merci pour ce magnifique bouquet de lilas :)
Sûr qu'ils en ont, Henri ! :)
Oui, ouvrir l'oreille du coeur. Elle seule sait capter le chant des étoiles.
Michel, tes mots ont l'éclat du firmament. Merci Ami !
Le chaos, d'où surgit la lumière.
Merci Kaïkan pour tes mots.
Belle et lumineuse semaine à vous tous.
Je vous embrasse
Ecrit par : Cristal | 10.12.2006
Encore là l'Essentiel...retour juste à ce que nous sommes...magique vibration.
Je t'embrasse très fort Cristal...merci pour ce ravissement du coeur et des yeux !
Ecrit par : La petite cerise sur le gâteau | 11.12.2006
C'est passé....
Mais ma ruse sera tôt éventée hélas !
Comme Michel, je t'écrirai néanmoins un poème
Ecrit par : richard | 09.12.2006
J'entends, comme si le parfum des fleurs
M'avait éveillé de ma torpeur...
C'est un air -tout un parterre
De paroles éphémères !
Impalpables bruissements que j'aime
Sourire lent d'une femme
Avec cette espérance de l'âme
Qui emplit l'absence même...
J'entends -et je sens sourire
Ce qui en moi la désire...
Que m'importe que ce rêve passe
Si son ombre jamais ne s'efface...
Ecrit par : jean-richard-michel | 09.12.2006
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